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oute notre existence en tant qu’Etat indépendant, aussi courte soit-elle, ne porte que la souffrance du peuple dans sa grande majorité. Toute l’énergie que nous avons dépensée depuis nos indépendances à ressembler aux blancs, nous aurions dû la mettre à « être nous-mêmes ». Nous aurions ainsi pu nous réaliser autrement et dignement.
Paresse intellectuelle, impuissance ou égoïsme des pères des indépendances ? 

Bref... le temps d’un siècle comme celui d’une journée suffit à prendre connaissance d’un fait, à tirer une leçon; pour peu qu’on soit attentif. En un siècle
comme en une journée, on peut déceler dans les actes, les opinions et les pensées; des solutions aux problèmes du présent comme du futur.
Mais il n’est jamais trop tard, et à chaque génération sa peine. La notre, celle des Kamb-Si-Yangda (génération montante ou génération nouvelle), est de réfléchir et d’imaginer notre devenir et se doter des voies et moyens pour l’atteindre.

Souvenons-nous que, dans un futur peu lointain, nous serons aussi taxés prédécesseurs et peut être d’ancêtres qui, au lieu de donner à l’avenir un héritage magnifique, auraient plutôt laissé passer, entretenu, transmis ou inscrit dans les registres de l’histoire, un passé chargé d’erreurs, de défauts et de manquements.

L’un de nos meilleurs guides en ce qui concerne notre devenir est notre imagination, notrecapacité à nous projeter et à modeler notre avenir parmi les myriades de possibilités qui s’offrent à nous. Imaginer demande courage et effort, mais c’est aussi un exercice exaltant qui nous donne l’espoir que les choix que nous feront s’avéreront opportuns dans l’avenir.

Dans ce monde à la croisée des chemins, imaginer peut nous bercer d’espoir par sa beauté, par les promesses qu’il nous offre, par le simple fait de nous donner la liberté d’inventer notre avenir, par toutes les possibilités de vie qu’il étale devant nos yeux.

Dans la redéfinition de notre avenir, nous avons le devoir d’imaginer le mieux pour nos vies et celles des générations futures. Nous avons le devoir d’y engager tout notre esprit, toute notre conscience. Car la conscience est la voix de l’au-delà qui nous vient de l’intérieur. Elle est la nature et le coeur même de l’homme, ce qui le distingue de l’animal. Prendre conscience de soi, de ce qu’on a été, ce qu’on est afin de dessiner/décider de ce qu’on veut devenir.
 
Redevenir nous-mêmes, être ce que nous sommes !

 
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